
BUGBA DU BURKINA FASO
16 - 30 juin 2026
du lundi au vendredi, de 14 à 17h
3 quai de la Tournelle, Paris 5ème
Le programme de recherche franco-germanique Diversité religieuse et traditions au Burkina Faso (2021-2025) a pris pour point de départ l’ambiguïté entre les notions de tradition et religions traditionnelles, souvent dénommées par un même terme dans les langues du Burkina Faso. Loin d’être relégués au passé, les débats sur ce que sont la religion traditionnelle et/ou la tradition demeurent d’actualité dans la société burkinabè.
Les publications, expositions, pièce de théâtre et conte musical issues de ce programme de recherche questionnent les enjeux historiques et contemporains de ces « traditions » dans un contexte marqué par les crises de la zone sahélienne,
au sein d’un espace, où l’islam, les christianismes et les religions traditionnelles cohabitent et se confrontent.
L’équipe du programme se compose d’une association burkinabè, d’une peintre, de chercheurs français, allemand et burkinabè, d’un photographe, d’un conteur et d’un collectif d’artistes de théâtre de rue. Les méthodes de travail des unes et des autres se sont appuyées autant sur des outils classiques en anthropologie (entretiens, observations et immersion) que sur des collectes systématiques d’archives familiales, des prises de son et des enregistrements en studio avec des musiciens, une exposition itinérante pour des écoles burkinabè ou des séances de théâtre-forum en milieu urbain.
L’un des axes de recherche du programme a spécifiquement porté sur les bυgba du Burkina Faso, à la fois devins, guérisseurs, maîtres des vents et du temps, sur lesquels portent cette exposition.

Harouna Marané est un artiste photographe et photojournaliste passionné d’art, fin observateur des sociétés dans lesquelles il vit. Il débute son parcours en tant que photographe de studio à Abidjan avant de s’installer en 2005 à Ouagadougou. Dans la capitale burkinabè, il fonde l’association FASO PHOTO qui collabore avec plusieurs organes de presses nationaux et internationaux.
Il a remporté plusieurs prix, entre autres : deux fois lauréat du 1er Prix international de la meilleure photo de presse du centre Norbert Zongo en 2015 et en 2019, 2e Prix au concours du Grand Prix National de la Photographie en 2013, 1er Prix du concours Focal d’Afrique en 2016. En 2017 il est résident à la Villa Waldberta à Munich, en 2019 à l’Iwalela Haus à Bayreuth en Allemagne.
En 2018, il expose une série de portraits au Kunstraum du Goethe Institut à Ouagadougou intitulée « Sous le Voile ». En 2021, il réalise avec la photographe suédoise Eva Sävfors et des chercheurs de l’IMAF en France et de l’INSS au Burkina Faso, l’exposition « Croyances en mouvements ». En 2022, il se consacre à des images de la culture équestre du Burkina Faso puis, en 2023, il organise une exposition de photographies d’archives de Maurice Yameogo, premier président de la Haute Volta indépendante.
Valérie Blanchard est une artiste spécialisée en peintures, collages d’objets et illustrations. Après cinq ans passés dans le monde de la musique en tant que saxophoniste, clarinettiste et percussionniste, et une création auprès du Cirque Plume comme accessoiriste, elle se consacre depuis 1993 entièrement à l’art visuel. Elle découvre sa vocation à Grenade, en Andalousie, grâce au peintre Toshima Yasumasa dont elle fut le modèle.
Depuis, elle a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles en Allemagne, Belgique, en Espagne et en France. Elle a créé des affiches pour le théâtre, des concerts et des évènements culturels. Elle a également inventé des décors pour la compagnie Tout Samba’L. Durant le confinement, elle a dessiné et édité deux livrets d’observation autobiographique.
Elle a vécu dans divers villages du sud de la France, à Besançon, à Marseille et en Andalousie. Actuellement, elle est installée à Barcelone où elle expose ses peintures tous les weekends à la Plaça del Pi au marché des peintres.



