336 pages

26.00 euros

978-2377010844​

novembre 2020

Histoire
Fabienne Henryot
Franc maçonnerie
La guerre de 1870

témoignages écrits et imagerie populaire

Le livre :

La guerre de 1870 est aujourd’hui un conflit bien oublié. Elle fut pourtant essentielle. « L’année terrible » a renversé l’Empire, forgé la République, créé les conditions du premier conflit mondial. La France a payé un lourd tribut: près de 14% des hommes engagés ont été tués ou blessés; d’importantes indemnités financières ont été versées aux Allemands ;

plus de 600 communes ont été cédées...



Or, le soldat du XIXe siècle a beaucoup écrit. Il n’a certes qu’une vision partielle des événements: le but des auteurs est précisément de faire de cette cécité une force, et d’envisager la guerre au ras du sol en laissant la parole à ceux qui l’ont vécue et l’ont subie. Plus de cent témoins sont ici convoqués: officiers et hommes du rang, allemands ou français, qui font la guerre ; administrateurs qui gèrent le quotidien et médecins qui essaient de soulager la souffrance ; et encore des civils qui fuient et qui subissent. « Nous faisons, ici, écrivent les auteurs, la guerre des hommes, celle qu’ils ont vécue et comprise. »



Ces témoignages sont complétés par ce que l’imagerie populaire a donné à voir de cet affrontement, représentations a posteriori. Sur le papier, la guerre est faite de combats, d’uniformes et de héros ; pas de fatigue, de marches et de souffrances. Les écrits personnels parlent-ils du même conflit? On y entend le râle des mourants, le sifflement des balles ; on y sent la boue et la poudre. Images et textes forment le récit d’une guerre de 1870 faite et lue par des hommes et des femmes, loin des États-majors, des stratégies subtiles, des tables des généraux. La guerre des gens, celle qu’ils ont faite, celle dont on veut leur transmettre le souvenir.

L'auteur.e

Fabienne Henryot est spécialiste d’histoire des bibliothèques et d’histoire de la  théologie et des spiritualités modernes. Elle est maître de conférences à  l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des  bibliothèques, après avoir été responsable des collections de théologie  et de sciences des religions à la Bibliothèque cantonale et  universitaire de Lausanne (Suisse).

Philippe Martin est  professeur d’histoire moderne à l’université Lyon 2 Lumière, directeur  de l’Institut supérieur d’études des religions et de la laïcité (ISERL)  et du GIS Religions-textes-pratiques-pouvoirs du CNRS.

Jacques Bidou